lundi 23 juin 2014

JE DIS OUI !


Je dis OUI !

Une enquête sur l’orgasme ? OH OUIIIIIIIII! Forcément, ça ne laisse pas de marbre ! Mais oserez-vous installer votre ceinture thoracique (sans vous emmêlez les pinceaux), l’oublier instantanément pour vous laisser porter par le plaisir en solo, à deux ou à plusieurs, enregistrer au moment « voulu » votre fréquence cardiaque à l’aide de votre iPhone ou de votre iPad (attention, il ne s’agit pas d’une performance à mesurer, pas la peine de choisir une nuit à 40°C sans ventilateur…) pendant votre relation sexuelle quelle qu’elle soit (cunnilingus, fellation, masturbation, pénétration, sodomie, etc., je suis gentille, je donne des idées pour les moins imaginatifs d’entre vous), répondre au questionnaire en reprenant votre souffle et, enfin, envoyer vos résultats à survey@piquard.eu (et uniquement à cette adresse mail car votre boss, votre mère et votre beau-frère ne sauraient pas quoi en faire) ?

Là est la question. Et la réponse est simple : vous oserez parce que vous aimez jouer ! Sinon à quoi sert-il de vivre ?

Vous vous définissez comme femme, homme, les deux, autre, ado, jeune dans votre tête et dans votre corps, vieux dégarni, vieille décrépite, petit(e), grand(e), mince, épanoui(e), musclé(e), potelé(e), rond(e), avec ou sans poignées d’amour (assez pratiques, il faut bien le reconnaître…), hétéro, homo, lesbienne, bisexuel(le), maso, sado, échangiste… Cette enquête est faite pour vous ! Mais attention, ne vous méprenez pas : vous pouvez aussi choisir de ne PAS vous définir. Après tout, aujourd’hui, tout est possible. Merci 68 ! Entre autres, bien entendu.

Bref. Ne réfléchissez pas trop longtemps, faites-vous plaisir et soyez au moins 3000 dans le monde entier à dire OUI haut et fort ! Allez, répétez après moi… Je dis OUI à l’enquête dont tout le monde parle en ce moment : AU CŒUR DE L’ORGASME. 

Cette enquête indépendante est lancée par Marie-Noëlle Lanuit, sexothérapeute, et Jean-Claude Piquard, sexologue. Ils espèrent pouvoir vous envoyer les conclusions des résultats en 2016. Bah oui, c’est dans longtemps, je sais, mais certains ont besoin de temps pour s’approprier leur corps, découvrir de nouvelles zones érogènes comme le clitoris, le point G, le frein, la couronne du gland, etc. Pas de jugement, ce serait méchant. L’idée, c’est justement de lâcher-prise, de se perdre dans des zones inconnues, d’éviter tout préjugé, de planer à dix mille, de crier des mots sales… pardon, je m’égare. Parler d’orgasme, ça me donne des ailes !

Dites OUI ! Pour faire avancer la science. J’avoue, c’est la raison la moins sexy mais c’est aussi la plus utile pour l’humanité donc c’est la Number One. Cette étude permettra d’identifier d’autres plaisirs sexuels, différents de l’orgasme et tout aussi importants. Vous souriez ? Et si on découvrait le « jouisme » ou l’« orgouissance », hein ? Bon.

Dites OUI ! Pour donner un coup de fouet aux thérapies sexuelles. Les thérapies sont faites pour déménager, pour s’exprimer, pour sortir de son quant-à-soi… Oui aux nouvelles données !

Dites OUI ! Pour faire tomber le tabou qui persiste autour des pratiques sexuelles dites « normales » ou « déviantes ». Parce que vous êtes tous conviés à participer à cette grande enquête…

Dites OUI ! Pour que chacun puisse définir l’ORGASME (à retenir pour le Scrabble, tiens !), ce mot fourre-tout dont nous nous servons à tort et à travers pour parler du plaisir ressenti lors d’une relation sexuelle. 

L’orgasme est-il un processus physiologique identifiable ? C’est une vraie question. Et si votre participation active, ludique et consentante aidait à trouver une ou des réponse(s) ?

Charlotte Morin


Pour participer, sans attendre, à l’enquête c'est ICI

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