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vendredi 18 octobre 2013

LES BRANLEUSES de FRÉDÉRIQUE BARRAJA

Un documentaire rare , exceptionnel ! à voir ou à revoir ... des témoignages de femmes sans tabou , des conversations entres copines , des professionnels de la sexo , tous parlent simplement de notre plaisir ... 

Les branleuses de Frédérique Barraja :
"Quête personnelle d'une photographe fascinée par un plaisir qui lui reste étranger, comme à la moitié des femmes, cette enquête intime au pays de la masturbation féminine interroge avec gaieté et légèreté la sexualité des femmes".

Pourquoi interdire ce film au moins de 16 ans ? 

Cliquez sur le lien sous l'image pour démarrer le documentaire sur le site monq-biz

mercredi 17 juillet 2013

Voilà toute ma motivation : participer à l'épanouissement des femmes de ce siècle , qu'elles soient libres et autonomes dans leur plaisir ...

Un excellent article de David Courbet 
Chroniqueur Sexo pour le Nouvel Observateur Le plus du 15 juillet 2013


Sexe : les hommes ne pensent qu'à ça ? Les femmes aussi, mais la société l'interdit ... :


Une récente étude publiée sur le site du "New York Times" rapporte que les femmes aurait des désirs sexuels plus divers que ceux des hommes. Deuxième facette du constat, il ne leur est pas permis de l'assumer sans être stigmatisées. Pour notre chroniqueur sexo David Courbet, c'est la société entière qui encourage et entretient ce bridage. Et c'en est trop.

Édité par Henri Rouillier  Auteur parrainé par Aude Baron
Couple s'embrassant, photo noir et blanc (SIPA).
Religions, cultures, théorie du confort, la société bride encore le désir des femmes (SIPA).

Tiens tiens, une récente étude explique de nouveau à ceux qui ne veulent toujours pas l’entendre, que les femmes sont des êtres sexuels aux désirs et fantasmes divers. Plus divers que ceux des hommes apparemment. La simple vu d’une scène induisant – ou pouvant induire, consciemment ou inconsciemment – une arrière-pensée à caractère sexuel est beaucoup plus fréquente et variée chez mesdames. Deux singes copulant suffisent à ce que non seulement l’esprit mais tout le corps féminin réponde présent. Les femmes seraient donc "omnivores" selon ces chercheurs.

"Don Juan" vs "pute"

En revanche, pour ne pas trop transgresser la morale, on se rassure : bien qu'"omnivores", elles seraient sexuellement plus contraintes que les hommes. Ce qui les pousserait davantage à être monogames. L’homme, génétiquement guidé pour être attiré par plusieurs cibles se voit pardonner ses transgressions alors que la femme plus difficilement. L’éternelle caricature du mâle conquérant à la Don Juan alors qu’un tel comportement du sexe opposé la voit de suite taxée de "pute".

Mais pourquoi, malgré les multiples études et faits objectifs, certains s’obstinent toujours à croire et faire croire que seuls les hommes ne penseraient au sexe ?

Ces femmes beaucoup plus portées sur la chose qu’on ne le croit auraient d’ailleurs aujourd’hui presque autant de partenaires sexuels au cours de leur vie que les hommes, selon une étude américaine de 2003. Et attention, il se pourrait même que, par le passé, elles aient eu davantage d'appétit pour le sexe que les hommes.

George Sand, Lady Chatterley, vous êtes parmi nous

Il serait temps de sortir de cet essentialisme basique selon lequel, la femme douce, naïve et innocente par nature ne pourrait pas avoir les mêmes traits que son homologue masculin. L’homme est un prédateur sexuel dans l’âme, pas la femme.

Quoi, il existerait entre 2% à 10% de femmes pédophiles ? Pas possible, les femmes ne peuvent pas avoir des comportements typiquement reconnus comme masculins ! Car oui, "la société a du mal à considérer les hommes comme victimes. Cela va contre l'idée de virilité, surtout si l'agresseur est une femme", déplore Jean-Raphaël Bourge, qui a notamment travaillé sur cet aspect trop méconnu de la violence pédophile au féminin.

Pourquoi est-il toujours aussi difficile aujourd’hui pour une femme, plus de deux siècles après la Déclaration des droits de la femme d’Olympe de Gouges, 70 ans après le droit de vote universel et plus de 45 ans après la légalisation de la pilule, d’avoir une sexualité débridée, libérée de tout carcan moral ?

Il a bien existé des femmes à homme à travers l’histoire, mais pourquoi pas plus de Ninon de Lenclos, d’Aurore Dupin (alias George Sand), de Marquise de Merteuil, de Manon Lescaut ou de Lady Chatterley ? Pourquoi n’y a-t-il pas plus de Suzanne qui sortent de leur cachette ?


L'obscurantisme religieux

Le socio-culturel, encore et toujours. Selon l’historienne Nancy Cott, le changement de paradigme pourrait s'expliquer avec l’apparition de la rigueur protestante.

"Les pasteurs protestants, dont les congrégations, majoritairement composées d'un nombre croissant de femmes blanches de la classe moyenne, ont probablement vu la sagesse dans la représentation de leurs fidèles (féminines) comme des êtres moraux particulièrement disposés à répondre à l'appel de la religion, plutôt que comme des séductrices souillées au sort scellé dans le jardin d'Eden".

En gros, la fidèle devait plutôt l’être également dans sa vie privée pour mieux se consacrer à sa foi.

Dans une société régie davantage par la religion et ses préceptes que par la science et la connaissance, le plus fort gagne et fait sa loi. En l'occurence le sexe fort :

"La vision négative de la sexualité ou du désir féminin est donc parfaitement logique dans l'application de la norme moralo-culturelle contemporaine. Le problème provient donc bien de la norme qui a été établie à un moment où la connaissance scientifique était quasi-inexistante. La norme mérite donc d'être complètement reformatée à l'aune de ces connaissances : la variabilité des expressions du désir, tant masculin que féminin, doit désormais être perçue comme naturelle, et ne faire l'objet d'aucun jugement de valeur" prévient Arthur Vernon, auteur de "La vie, l'amour, le sexe". 

Une norme culturelle qui ne tient pas debout

Car qui dit société où l'obscurantisme l'emporte sur le savoir, implique une population peu éduquée. "Ce manque d'informations aboutit au syllogisme suivant : l'Homme est un être supérieur, donc non-animal. L'instinct sexuel est animal. Donc l'Homme ayant un instinct sexuel est un être inférieur", poursuit l'auteur. "Dans les sociétés contemporaines, la culture crée également l'illusion que l'homme a plus de désir sexuel qu'une femme.

Il s'agit d'une norme culturelle, complètement subjective, et absurde au regard des connaissances scientifiques les plus récentes. D'abord, cela n'a pas toujours été le cas, ensuite, cette norme culturelle a une influence déterminante sur le comportement de chacun, plus particulièrement de chacune, et la perception que la société va en avoir".

En application de cette norme, une femme ne peut pas avoir un désir sexuel expansif. Elle passera pour une a-normale : une "salope", "pute", etc.".

Dicter aux femmes ce qu'elles sont censées ressentir

L'auteur de "What do women want ?", Daniel Bergner, confirme que cette chape de plomb est encore et toujours présente au-dessus de ces dames, plus contraintes par l'environnement social et culturel pour décider de leur sexualité. Pourtant, il est avéré que parmi les personnes arrivant à maturité sexuelle après la révolution sexuelle des années 60, ce sont les femmes qui ont davantage changé leur attitude que les hommes. L'évolution reste donc quand même possible.

Bergner rappelle qu'au Moyen Âge, ce désir était contraint par l’idée que "les sorcières ivres de luxure... rendaient les hommes 'lisses', privés de leurs génitoires". Puis ce fut les théories freudiennes au XXe selon lesquelles les femmes auraient "un instinct sexuel plus faible" que les hommes. Ce désir serait aujourd'hui contraint par la psychologie évolutionniste moderne selon laquelle "les femmes sont manipulées par leurs gènes qui les poussent à chercher le confort d’une relation".

"Avec un aplomb scientifique ou inspiré par Dieu, on dicte aux filles et aux femmes ce qu’elles sont censées ressentir", et ce, dans toutes les cultures, rappelle ce très bon article de Slate. 

Une lente libération

Et Bergner de conclure que "les hommes ont transformé les filles et les femmes en objets ; les filles et les femmes, vivant dans un monde dirigé par les hommes, se sont approprié cette vision masculine et se sont transformées elles-mêmes en objets". La messe est dite.

Cette norme, malgré l'émergence de mouvements féministes libérateurs, se poursuit toujours insinueusement en enfermant socialement et sexuellement la femme. Et rappelant à une femme adultère, par exemple, que c'est pas bien du tout du tout.

"Un homme baise alors que la femme veut faire l'amour". Merci les mag' féminins, plus d'un siècle de combat libérateur pour une avancée... minime. Comme si la femme pouvait être un objet de désir, mais pas l'homme. Ne peut-on pas admettre que l'homme puisse susciter du désir sexuel et que la femme puisse être une consommatrice de sexe au même titre que l'homme ? Une fille devrait pouvoir "tirer son coup", sans craindre l'opprobre, au même titre qu'un mec.

Manque de supports adéquats

Et voilà pourquoi les femmes ont aujourd'hui toujours du mal à assumer leur sexualité. Pas étonnant que les femmes mentent toujours sur le nombre de leurs partenaires par exemple.

"Il y a ce quelque chose d'unique dans la sexualité qui amène les gens à se soucier plus de correspondre aux stéréotypes attachés à leur sexe", rappelle la psychologue Terri Fisher.

Et quand les femmes décident (enfin) de se défaire de cette norme, elles sont rattrapées par le fait qu'elles disposent encore trop peu de supports adéquats pour alimenter leur sexualité. "Il devient à la mode d’embrasser les désirs sexuels des femmes – tant qu’ils s’adaptent bien comme il faut à ceux des hommes", rappelle Amanda Hess. Allez, on continue le combat ?








jeudi 20 juin 2013

Quel CON !


CON ...

La planète des cons 

Le dîner de con 
Le roi des cons 
Requiem pour un con 
Le mur des cons 
Casse toi pauvre con 
Mort aux cons 
« Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît »

Bref ! nous sommes cernés par les cons, 
et bien justement ... 





3 lettres minuscules : une insulte ? 
Oui !  que nous utilisons tant ... et pourtant ! 
Ce mot parle de notre sexe , notre vagin ;
du latin "cunnus" qui veut dire gaine, fourreau d'où le mot cunnulingus.

On disait d’ailleurs avant : 
"enconner" pour parler de pénétration vaginale et "déconner" pour dire se retirer (utile moyen de contraception de l'époque).

Et ce CON est devenu une insulte sexiste au 19 ème siècle , il devient une construction adjectival décrivant une femmes de mauvaises moeurs. "Elle est con". 
Son emploi devient injurieux et misogyne , exploitant l'impuissance et la passivité du sexe féminin de l'imaginaire collectif. Bin voyons ! 
Une "connasse" était une prostitué sans expérience. 

Jules Michelet (historien français 1798-1874) déplore la bassesse de ce vocabulaire en écrivant : " C'est une impiété inepte d'avoir fait du mot con un terme bas, une injure. Le mépris de la faiblesse ? Mais nous sommes si heureux qu'elles soient faibles. C'est non seulement le propagateur de la nature, mais le conciliateur, le vrai fond de la vie sociale pour l'homme "

Heureusement qu’ il y a des poètes qui ont su utiliser ce mot noblement avec par exemple Louis Aragon qui signe en 1928 "Le con d’Irene" publié clandestinement sous le pseudonyme d'Albert de Routinie pour éviter la censure , un roman érotique , une ode passionnée à notre sexe Mesdames : 

"Ce lieu de délice et d'ombre, ce patio d'ardeur, dans ses limites nacrées ...

Ô fente, fente humide et douce, cher abîme vertigineux ...
Si petit et si grand ! C'est ici que tu es à ton aise, homme en fin digne de ton nom."



et Georges Brassens qui écrit et chante  "Le Blason" :


"C'est injuste, Madame, et c'est désobligeant 

Que ce morceau de roi de votre anatomie 
Porte le même nom qu'une foule de gens"

Alors Mesdames et surtout vous Messieurs si vous aimez les Femmes , pour vos prochaines insultes et nom d'oiseau ... 

Pensez y maintenant ... ;-) 




Ayant avec que lui toujours fait bon ménage
J'eusse aimé célébrer sans être inconvenant
Tendre corps féminin ton plus bel apanage
Que tous ceux qui l'ont vu disent hallucinant.

Ceût été mon ultime chant mon chant du cygne
Mon dernier billet doux mon message d'adieu
Or malheureusement les mots qui le désignent
Le disputent à l'exécrable à l'odieux.

C'est la grande pitié de la langue française
C'est son talon d'Achille et c'est son déshonneur
De n'offrir que des mots entachés de bassesse
A cette incomparable instrument de bonheur.

Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques
Tendre corps féminin' c'est fort malencontreux
Que la fleur la plus douce la plus érotique
Et la plus enivrante en ait de plus scabreux.

Mais le pire de tous est un petit vocable
De trois lettres pas plus familier coutumier
Il est inexplicable il est irrévocable
Honte à celui-là qui l'employa le premier

Honte à celui-là qui par dépit par gageure
Dota de même terme en son fiel venimeux
Ce grand ami de l'homme et la cinglante injure
Celui-là c'est probable en était un fameux.

Misogyne à coup sûr asexué sans doute
Au charmes de Vénus absolument rétif
Etait ce bougre qui toute honte bue toute
Fit ce rapprochement d'ailleurs intempestif.

La malpeste soit de cette homonymie
C'est injuste madame et c'est désobligeant
Que ce morceau de roi de votre anatomie
Porte le même nom qu'une foule de gens.


Fasse le ciel qu'un jour, dans un trait de génie
Un poète inspiré que Pégase soutient
Donne en effaçant d'un coup des siècles d'avanie
A cette vraie merveille un joli nom chrétien

En attendant madame il semblerait dommage
Et vos adorateurs en seraient tous peinés
D'aller perdre de vue que pour lui rendre hommage
Il est d'autre moyen et que je les connais
Et que je les connais.
Paroles et Musique: Georges Brassens   1972 © Editions musicales 57