mardi 8 octobre 2013

MASTURBATION = LA THÉRAPIE À PORTER DE MAIN GRATUITE ET SANS DANGER


Un bon article sur les bienfaits de la masturbation où je rajoute une 7 ème raison : l'effet bonne mine :-) activateur de collagène ... ( je ne cautionne pas les autres articles de ce journal bien trop sexiste à mon gout ) 

La masturbation féminine n’est plus un tabou. Aujourd’hui, près de 68% des femmes disent se masturber ! Et on ne peut que les encourager car si cette pratique procure du plaisir sexuel, c’est aussi une source de bienfaits physiques et psychiques indéniable… Voici 6 bonnes raisons de s’autoriser ce petit plaisir. 

C’est le meilleur des anti stress
Une journée stressante, des soucis en pagaille ? Pourquoi ne pas vous autoriser un petit plaisir pour oublier tout ça ? « La masturbation, ça aide à se détendre. En somme, ça remplace une cigarette ou carrément une sieste ! » explique la sexologue Caroline Le Roux. D’ailleurs, 39% des américaines avouent se caresser pour se détendre… En effet, lorsque l’on se masturbe, notre cerveau libère de l’endorphine, une hormone qui apporte un sentiment de bien-être. Et si, en plus, on atteint l’orgasme, la décharge d’endorphine est telle que l’on se sent instantanément bien ! 

Ça cimente le couple
Non, la masturbation n’est pas un acte égoïste, c’est même tout le contraire ! « Lorsque l’on fait l’amour avec notre conjoint, on ne peut pas attendre qu’il nous apporte un orgasme, comme ça, sur un plateau, explique Caroline Le Roux. On doit le guider, lui montrer ce qui nous fait grimper aux rideaux. » Et, pour le savoir, rien de tel que la masturbation ! Partir à la découverte de son corps, explorer ses zones érogènes, pincer, caresser, effleurer… La masturbation contribue à l’épanouissement de notre vie sexuelle, et nous garantit des parties de jambes en l’air très satisfaisantes avec notre cher et tendre ! 

Ça favorise le sommeil
Pour combattre l’insomnie, vous avez tout essayé : les tisanes, les remèdes de grand mère, la sophrologie… Rien ne marche. Et si la masturbation devenait votre nouveau somnifère ? « Les femmes qui se caressent avant de se coucher dorment d’un sommeil plus calme et plus profond que les autres », note Caroline Le Roux. Parce que la masturbation entraîne la libération par le cerveau de neurohormones, en particulier des endomorphines, des hormones reconnues pour favoriser l’endormissement. Mais aussi parce que la pression sanguine diminue … Et cette combinaison de facteurs fait que l’on plonge plus facilement dans les bras de Morphée. 

C’est un petit plaisir ultra rapide
D’après les statistiques, il faut en moyenne 4 minutes aux femmes pour jouir en se masturbant. C’est moins que le temps qu’il faut pour se relaxer sous la douche, ou pour se préparer un bon gâteau au chocolat ! En plus, en quatre minutes seulement, 95% des femmes accèdent au Nirvana. Un petit plaisir simple et rapide dont toutes les femmes ultra pressées ne sauraient se priver… 

C’est bon pour la santé
Décidément, l’endorphine, libérée quand on se masturbe, cumule les atouts. En plus d’être garante de notre bien-être, cette hormone a aussi des propriétés analgésiques ! Se masturber permettrait donc de lutter contre les migraines et contre les crampes. Meilleur qu’un comprimé d’aspirine, non ? 
Autre atout non négligeable, une étude a prouvé que cette activité augmente considérablement notre taux d’œstrogènes, une autre hormone typiquement féminine qui se révèle être un excellent rempart contre les troubles cardiaques… 

Ça aide à se recentrer
La journée, vous n’avez pas le temps de souffler. Entre les marmots et le boulot, difficile de trouver un créneau pour prendre soin de vous.  Aller faire du sport, vous y pensez, mais ça tombe toujours à l’eau. Se masturber, ça ne prend pas beaucoup de temps, n’exige aucun déplacement et est un bon moyen de se recentrer sur soi. « C’est l’équivalent d’un bon bain, affirme Caroline Le Roux. L’occasion de prendre du temps pour soi, de se reconnecter avec soi-même et d’écouter son corps.  Durant quelques minutes, la seule chose importante, c’est vous. Et ça, ça fait du bien. » 


lundi 7 octobre 2013

SEXE IN THE CITY - L'EXPO ...


La fabuleuse expo sur les plaisirs sexuels en toute sécurité par Solidarité sida revient à Paris 
Du sexe , du plaisir oui !  qu'il reste bon pour la santé et sans danger ... safe sexe , test ressent , amusons nous en adultes responsables.

Le HuffPost  |  Par Marine Le Breton - Publication:  : extraits : 

L'expo existe depuis 10 ans, mais ce n'est que la deuxième fois qu'elle est indépendante du festival Solidays. La première fois, en 2012, elle a attiré quelque 25.000 visiteurs curieux de savoir tout, tout sur le sexe, et ce qui l'entoure. Sex in the City: un labyrinthe de plaisir et de prévention sur la place publique, en plein milieu de la Place de la Bastille, qui dévoile et décortique tout ce qu'on s'est toujours demandé, ou ce qu'on ne soupçonnait pas, sur les pratiques et les dangers de la sexualité. L'objectif: "avoir un discours sans tabou, décomplexé sur le sujet", explique Mélanie Hubault, responsable prévention à Solidarité Sida.
 Caresses, bisous, jeux de langue, rien n'est laissé au placard. Il en est de même en ce qui concerne les diverses pratiques sexuelles: orales, anales, bondage, sado-masochisme, et orientations (homosexualité, bisexualité, hétérosexualité, etc.) sont toutes mises sur le même plan. 

















Quelques chiffres sur le sida :
17 personnes découvrent chaque jour, en France, leur séropositivité
Toutes les 15 secondes, une personne dans le monde meurt du sida
71% des 15-24 n'ont jamais fait de dépistage VIH

Et puis : 
Blennorragie, chlamydia, hépatites, syphilis... Des infections dont on n'entend pas parler tous les jours, qui méritent pourtant d'être connues. Car il existe des façons de s'en prévenir: les préservatifs, bien sûr, mais pas seulement masculins.


Le sexe reste un sujet tabou
par Maïtena Biraben dans Le Huffington Post du 5 octobre 2013 - extrait : 

Le sexe reste un sujet tabou. Même lors de dîners entre amis, qui d'entre nous ose? Pourtant, le sexe est un sujet qui nous intéresse et nous concerne tous.

C'est pourquoi je vous enjoins vivement et joyeusement à aller faire le tour de cette exposition. Parlez-en à vos ados, et laissez-les y aller seuls. L'exposition est gratuite, intelligente, ludique (parce que le sexe lui-même est ludique et rend heureux), et elle peut sauver! Simplement , légèrement: en disant, en montrant, en rassurant, en racontant, en échangeant . Aujourd'hui encore, et pas seulement en Afrique, les personnes touchées par le sida sont exclues. Il n'y a pas de bons ou de mauvais séropositifs. Que le préservatif ait craqué, qu'on se soit piqué, que notre partenaire nous ait dit qu'il était clean, les causes de la séropositivité sont multiples.


Communiqué de presse : 

Expo Sex in the City, saison 2
Avec Solidarité Sida, le sex fait l’événement à la Bastille

Forte de l’énorme succès de l’édition 2011, l’expo coquine et gratuite « Sex in the City » fait son retour à la Bastille dés le 5 octobre) pour une saison 2 pleine de malice et de jolies surprises. On y parle vrai et sans tabou ni jugement de la sexualité des jeunes. Nul doute qu’une fois encore, les curieux seront nombreux à se laisser séduire par cette initiative originale et pédagogique qui donne vraiment envie de ne pas s’abstenir.
Sur 800 m2, Sex in the City a pour ambition de titiller les sens et libérer les imaginaires sans jamais tomber dans la facilité ni la vulgarité. Le pari était osé et les équipes de Solidarité Sida l’ont relevé avec brio. Plaisirs, sentiments, risques, tous les sujets y sont mis en scène ou presque. Des cochons volants au plafond, de drôle de sex-toys en vitrine, un lit accroché au mur qui suggère des débats passionnés, une madame Irma pleine d’inspiration sont autant de variations autour d’un même thème : le plaisir. On découvre dans les premiers espaces qu’il n’y a pas une mais des sexualités et, qu’en termes d’éducation sexuelle, certains cours de rattrapage s’imposent. Même le célèbre Zep vient renforcer le propos avec un nouvel espace « happy Sex ».
« Sex in the City » s’attaque aussi à toutes les « bonnes » (ou mauvaises) raisons évoquées pour ne pas utiliser le préservatif à travers une mise en scène drôle et didactique qui interpelle incidemment le visiteur sur ses propres pratiques et sur les conséquences d’une sexualité non protégée (prévention des IST ou contraception).
Enfin, chaleureux et conviviaux, les bénévoles de Solidarité Sida et professionnels de santé proposent une fois encore aux visiteurs d’initier un dialogue en toute liberté. Des entretiens individuels ou collectifs sans langue de bois et dans le respect de l’intimité de chacun sont proposés. Une heureuse conclusion très appréciée, dans un domaine où les interlocuteurs sont rares et les discours souvent réduits à l’énumération d’interdits.
En 45 minutes de déambulation, « Sex in the City » réussit le tour de force de bousculer autant qu’elle peut amuser, d’apporter autant de réponses que de questions posées. On en sort un peu moins ignorant alors qu’on croyait pourtant tout connaître.
Avec cette initiative pour le moins culottée, Solidarité Sida prouve une fois encore que face aux risques sexuels innovation et prévention font bon ménage. Alors, laissez-vous séduire par cette exposition qui laisse libre cours à l’imaginaire et offre une occasion rare de faire le point, entre amis ou en famille, sur un sujet qui, décidément, passionne les foules et préoccupe chacun.

Du 5 au 20 octobre, Place de la Bastille (du mercredi au dimanche de 13h à 20h) Exposition gratuite, déconseillée aux – de 16 ans > + d’infos sur exposexinthecity.com 

vendredi 27 septembre 2013

28 SEPTEMBRE = JOURNÉE MONDIALE POUR LE DROIT À L'AVORTEMENT


En France, lloi du 17 janvier 1975 relative à l'interruption volontaire de grossesse, dite loi Veil, est une loi impulsée par la mobilisation de nombreux milieux associatifs de gauche dont on peut retenir notamment le Manifeste des 343 puis le Manifeste des 331. Le vote à l'Assemblée nationale a fait l'objet de débats. La loi est adoptée grâce à la presque totalité des votes des députés des partis de gauche et du centre malgré l'opposition de très nombreux députés de la droite. Promulguée le 17 janvier 1975 , elle dépénalise l'avortement dans certaines conditions. Nommée d'après Simone Veil, qui l'a impulsée, cette loi complète alors la loi Neuwirth, qui légalisait la contraception à partir de 1972 (date des premiers décrets d'application alors qu'elle avait été votée en 1967).





Chaque année dans le monde, 5 millions de femmes sont hospitalisées pour des complications sévères liées à des avortements pratiqués dans des conditions dangereuses et  47 000 femmes en décèdent. Cela représente 13% de la mortalité maternelle dans le monde. Une insupportables amère réalité : 60 % de la population mondiale vit dans un pays où l’IVG est interdit ou fortement restreint.


Le droit à l'avortement est fondamental, pour toute fille et femme de la planète. Il devrait être libre, gratuit et accessible à toutes.

Le droit à disposer de son corps est un fondement historique et un acquis majeur de l’émancipation des femmes. Une minorité de pays ont légalisé l’avortement.

Dans les pays où ce droit est acquis, les obstacles sont de plus en plus nombreux et le rendent moins accessible. Si les situations sont contrastées, ces remises en cause touchent un grand nombre de pays. Le droit à l’avortement est un droit fragile.


Le 28 septembre 2012, une lettre ouverte de 300 féministes de plus de 70 pays était publiée afin de faire entendre les voix des féministes du monde entier qui se battent pour le droit à l’avortement dans leur pays et dans les instances internationales comme l’ONU.






mercredi 25 septembre 2013

26 SEPTEMBRE = JOURNÉE MONDIALE DE LA CONTRACEPTION ...




La journée mondiale de la contraception s'adresse surtout aux plus jeunes : un quart des 15 à 24 ans a sa première relation sexuelle sans contraception !!!
En France, plus de 28 000 avortements ont lieu chez des jeunes filles de moins de 18 ans alors qu'une information plus complète permettrait certainement à nombre d'adolescents de ne pas devenir des parents uniquement par hasard...

Le constat est tragique : chaque année dans le monde, se dérouleraient 80 millions de grossesses non désirées dont un quart se termineraient par des avortements de fortune dans des conditions d'hygiène et de sécurité précaires, entrainant ainsi pas loin de 70 000 décès.


Les pays "développés" sont tout aussi concernés par ce fléau, la moitié des grossesses y seraient accidentelles et un tiers d'entre elles déboucheraient sur un avortement.






vendredi 20 septembre 2013

AU DELA DU CORPS ET DES SEXUALITÉS ...



LA SANTÉ 


vu ce jeudi 18 septembre sur Arte 

(je n'avais pas allumé la télé depuis 4 mois)
à voir : pour changer notre rapport au manque et à l'abondance : changer totalement de croyances ... et peut être ensuite décider de changer de vie ... 


Le jeûne, une nouvelle thérapie ?

ET S'IL EXISTAIT UNE ALTERNATIVE AU "TOUT MÉDICAMENT" ? EN RUSSIE, EN ALLEMAGNE ET AUX ÉTATS-UNIS, MÉDECINS ET CHERCHEURS ÉTUDIENT LES EFFETS ÉTONNANTS DU JEÛNE SUR LES PATIENTS. UNE ENQUÊTE AUSSI RIGOUREUSE QUE TROUBLANTE. 







Dans les pays occidentaux, les cas de diabète, d’hypertension, d’obésité, de cancers se multiplient et la consommation de médicaments explose. Et s'il existait une autre voie thérapeutique ? Depuis un demi-siècle, en Russie, en Allemagne et aux États-Unis, des médecins et des biologistes explorent une autre piste : le jeûne. Réputé pour sa source d'eau chaude, le sanatorium de Goriachinsk, dans la plaine sibérienne, est aussi connu pour son centre de jeûne, créé en 1995. Atteints d'asthme, de diabète, de rhumatisme, d'allergie… les patients, très encadrés, n'ingurgitent rien à part de l'eau durant douze jours en moyenne mais la cure se prolonge parfois trois semaines. Passée la douloureuse crise d'acidose des débuts, ils se sentent plus en forme et les deux tiers voient leurs symptômes disparaître après une ou plusieurs cures. Remboursé, ce traitement s'appuie sur quarante ans d'études scientifiques, malheureusement non traduites, qui ont démarré sous l'ère soviétique. Bien qu'elles soient inconnues hors de Russie, des médecins et chercheurs occidentaux creusent aussi ce sillon, même si, aux pays du médicament-roi, ils bénéficient de peu de subventions.

RÉFLEXE ATAVIQUE

Le documentaire nous emmène aussi en Allemagne, à la clinique Buchinger, sur les rives du lac de Constance, où l'on soigne par le jeûne des maladies chroniques et aux États-Unis, où Valter D. Longo, professeur de biogérontologie à l'université de Californie, étudie les effets du jeûne sur des souris atteintes de cancer. À l'aide d'infographies très claires, le film explique les bouleversements complexes qui s'opèrent dans un organisme à la diète. Grosso modo, il réapprend à vivre de ses réserves, un réflexe atavique qui le purge et le rend plus fort. Aussi efficace que troublante, la démonstration de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade (Mâles en péril) incite à réévaluer notre approche de la maladie et du soin. À l'instar des malades de Goriachinsk plus confiants après avoir surmonté l'épreuve du jeûne, on se découvre un corps plus résistant qu'on le croyait, une nouvelle plutôt réconfortante. 

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Le jeûne, une nouvelle thérapie ?
Documentaire de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade
(France, 2011, 56mn)
Coproduction : ARTE France, Via Découvertes Production




jeudi 19 septembre 2013

VULVE ... PETALE ... FRUIT ...

... " La beauté, c’est une question de perception et cela s’apprend. Cessons dès l’enfance de faire comprendre aux gamines que leur sexe doit être caché parce qu’il est sale et dégoûtant. Et changeons de vocabulaire : plutôt que d’utiliser des termes vulgaires et indécents comme "con" ou "chatte", parlons de "fleur", de "pétale" ou de "fruit". Tout cela fait partie de l’éducation érotique : c’est ainsi que l’on peut apprendre à aimer sa vulve et à apprécier qu’elle soit dégustée."



Sexe : les femmes doivent savoir que leur vulve est belle… et apprendre à l’aimer


Pour lutter contre les diktats esthétiques du porno, une Australienne de 24 ans a décidé defaire la "révolution de la vulve" en créant un Tumblr avec des photos de sexes féminins, le Large Labia Project. Pour le sexologue Pascal De Sutter, ce site est une bonne initiative, mais, s'il l'on veut que les femmes acceptent leur corps, souligner la diversité des lèvres ne suffira pas.

(Crédit photo : _LYNNN/FLICKR)
 (Crédit photo : _LYNNN/FLICKR cc)

Les critères esthétiques autour de la vulve ne sont pas si récents que ça. L’infibulation, une mutilation génitale qui revient à suturer la majeure partie des grandes ou des petites lèvres, est pratiquée depuis longtemps au Soudan ou en Erythrée. On retrouve même des traces de cet usage sur des momies égyptiennes.

Le poil a disparu… et révélé la vulve

Si vouloir que la vulve soit sans reliefs, toute lisse, nette et donc supposément "propre", n’est pas nouveau sur notre planète, c’est un phénomène plus récent en Occident, qui est apparu avec la mode de se raser ou de s'épiler le pubis. À partir du moment où on rase, on voit la vulve en détail !

Dans "L’Origine du monde", de Gustave Courbet, il y a tellement de poils qu’on ne voit presque pas la vulve. Idem dans les "Playboy" des années 1970. Les lèvres des femmes qui posaient et s’exposaient pouvaient être petites, grandes ou minces, peu importait puisqu'on ne les voyait pas.

Aujourd’hui, le poil a disparu et a révélé la vulve, dans toute sa splendeur… ou son horreur, selon le regard que l’on pose dessus. Par conséquent les femmes vont se poser des questions sur la normalité de leur vulve. D'autant que, lorsqu'elles s'épilent, elles regardent leur sexe et vont le trouver, notamment par comparaison avec les images pornographiques, plus ou moins esthétiques.

Les normes actuelles sont à l’opposé de celles qui avaient cours en Afrique du Sud, lorsque lesHottentot tiraient sur les petites lèvres des petites filles parce qu’ils trouvaient plus esthétique que les petites lèvres pendent plus que les grandes lèvres. Aujourd’hui, certaines femmes se font à l’inverse des opérations de chirurgie esthétique visant à raccourcir les petites lèvres. Ou encore des injections pour gonfler leurs grandes lèvres et les rendre plus érotiques.

Un beau sexe est un sexe vivant et voluptueux

Il est donc intéressant que des femmes, comme cette Australienne avec son Large Labia Project, essayent de montrer que toutes les formes de vulve existent, comme toutes les formes de seins ou de bouche. Mais dire qu’il n’existe pas un modèle standard de vulve ou de lèvres n’est pas la question : les femmes s’en doutent.

Ce qu’il faut souligner, c’est que certains hommes aiment les vulves discrètes, avec peu de relief, et des petites lèvres quasi inexistantes, que d’autres aiment les vulves plus charnues, les considérant comme plus appétissantes et attractives, et que d’autres encore trouvent que de longues petites lèvres sont sexy.

Comme pour les seins ou les mamelons, il n’y a pas de norme : on peut aimer les fortes ou les petites poitrines, les petits mamelons foncés ou les gros mamelons roses. Sans oublier que l’on peut aussi attribuer de la beauté à ce que certains considèrent comme un défaut s’il existe une émotion par ailleurs : on peut ainsi s’éprendre des vergetures sur les fesses de la femme aimée.

L’important, c’est aussi la manière dont la femme vit son érotisme et tire du plaisir de sa vulve. Si elle la savoure, qu’elle aime se toucher ou se faire lécher, l’homme verra un sexe vivant, enthousiaste et voluptueux. Quand les femmes sont mal dans leur peau et n’aiment pas leur vulve, c’est rédhibitoire.

La beauté, c’est une question de perception et cela s’apprend. Cessons dès l’enfance de faire comprendre aux gamines que leur sexe doit être caché parce qu’il est sale et dégoûtant. Et changeons de vocabulaire : plutôt que d’utiliser des termes vulgaires et indécents comme "con" ou "chatte", parlons de "fleur", de "pétale" ou de "fruit". Tout cela fait partie de l’éducation érotique : c’est ainsi que l’on peut apprendre à aimer sa vulve et à apprécier qu’elle soit dégustée.

Propos recueillis par Daphnée Leportois.